Dick Tracy contre Cueball (Dick Tracy vs Cueball)

Dick Tracy contre Cueball (Dick Tracy vs Cueball)

Synopsis :

Dick Tracy traque le dénommé Cueball, ancien prisonnier et auteur de plusieurs crimes consécutifs au vol de diamants inestimables.

Critique :

Pour ce second et dernier opus de l’ère Morgan Conway, c’est au tour des scénaristes Dane Lussier, un habitué des serials puisqu’il scénarise les films mettant en scène le Faucon également produit par la RKO (Qui Veut la Peau du Faucon ?), et Robert E. Kent (Dick Tracy contre le Crime) de s’inspirer des comics de Chester Gould pour permettre à Dick Tracy de combattre une fois de plus le crime. La réalisation est confiée au vétéran Gordon Douglas dont c’est ici la première incursion dans le genre policier et qui marque un tournant dans sa carrière. En effet, il semblerait que Dick Tracy contre Cueball ait été un tremplin pour Douglas qui signera quelque temps plus tard les très bons films noirs La Grande Menace avec Dennis O’Keefe et Le Fauve en Liberté avec James Cagney. Les amateurs de fantastique, de leur côté, lui sont redevables du tout aussi impressionnant Des Monstres Attaquent la Ville. A la photographie, nous retrouvons un habitué du genre, George E. Diskant, à qui nous devons un excellent travail sur Desperate, La Brigade des Stupéfiants (je ne me suis toujours pas remis de voir Yul Brynner avec des cheveux…), The Racket, La Maison dans l’Ombre, L’Enigme du Chicago Express, Le Quatrième Homme et Bigamie. Au montage, Philip Martin, spécialisé dans le western mais qui a tout de même travaillé sur les aventures du Faucon ainsi que sur Riff-Raff.

Changement de réalisateur ne veut pas obligatoirement dire changement de ton et encore moins liberté de ton. Gordon Douglas se retrouve à son tour dans l’obligation de respecter un cahier des charges bien établi depuis longtemps par le créateur du comic strip. Dick Tracy Contre Cueball suit donc sa ligne directrice mettant en avant les capacités intellectuelles de notre détective, l’apport de la science dans la résolution des enquêtes (omniprésence du médecin légiste en salle d’autopsie), assassin un temps insaisissable, mise en danger de la belle Tess, l’incapacité de cette dernière à se faire inviter à dîner par son prétendant, l’humour de circonstance de Pat… Même dans le déroulé de l’intrigue, rien ne change. Tout est écrit d’avance. Aucune place à l’initiative. Plus vite se déroulait le tournage, plus les économies faites étaient conséquentes. Mais la recette est éprouvée. Le résultat, s’il ne fait aucunement preuve d’inventivité, est des plus agréable.

Pour la seconde et dernière fois, nous retrouvons Morgan Conway dans la peau de Dick Tracy et on ne peut que reconnaître qu’il fait le job. Tout comme l’indéboulonnable Lyle Latell qui lui survivra au changement de casting. Face à eux, le terrible Cueball incarné par Dick Wessel (Pitfall, L’Inconnu du Nord Express), illustre inconnu apparu dans 250 films et quasiment jamais crédité. Mais revenons quelques instants sur les interprètes des méchants des quatre films chroniqués au cours des semaines passés. Mike Mazurki, Dick Wessel, Jack Lambert, Boris Karloff. Quatre acteurs au physique particulier réhaussé d’une particularité physique, parfaits pour incarner la laideur du Mal, comme si le crime marquait durablement le visage de ceux qui versent dans l’illégalité.

Dick Tracy contre Cueball marque la fin de la rétrospective des films des années ’40 consacrés au détective. Toujours aussi efficace, doté d’une belle photographie, cet opus est une série B de fort belle facture.

Edition dvd :

La copie de Dick Tracy contre Cueball est dans la droite ligne des autres titres avec son lot de dégâts, de flous et d’images tremblotantes. La bande-son, toujours uniquement proposée en version originale sous-titrée français, sature sur certains sons mais reste fidèle à la musique de Paul Sawtell.

Aucun bonus.

Fiche technique :

  • Réalisation : Gordon Douglas
  • Scénario : Dane Lussier et Robert E. Kent
  • Musique : Paul Sawtell
  • Photographie : George E. Diskant
  • Montage : Philip Martin
  • Pays : Etats-Unis
  • Genre : Film policier
  • Durée : 62 min
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2 réflexions sur « Dick Tracy contre Cueball (Dick Tracy vs Cueball) »

  1. Cette exploration du personnage de Dick Tracy dans les entrailles du B movie fut très instructive, je dois bien l’avouer.
    Il ne te reste plus qu’à compléter avec la version Warren Beatty maintenant 😉

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