« Implacable » : Yann Danh « A Tout Prix »

« Implacable » : Yann Danh « A Tout Prix »

La Toile est en émoi depuis le 1er août. La cause? La mise en ligne d’une affiche de film où l’on peut voir un Daniel Auteuil au visage des mauvais jours, marqué et on ne peut plus déterminé, armé d’un fusil à pompe. Une maison qui explose, deux individus en fuite, un hélicoptère qui survole le tout et des teintes saturées nous projettent immédiatement dans un univers fait de violence. Derrière l’affiche, un homme habité par la passion du cinéma, Yann Danh. Entretien et bien plus encore.

American-Cinéma : Bienvenue à tous pour ce qui est le premier entretien dématérialisé sur le site. Et pour l’occasion, nous accueillons Yann Danh réalisateur de, entre autres, A Tout Prix, et qui a dans sa manche un long métrage prometteur, Implacable. Retour sur une carrière déjà fournie et sur un futur que l’on espère tout autant rempli.

American-Cinéma : Avant de passer aux choses sérieuses, peux-tu évoquer avec nous ton passé de cinéphile et ce qui t’a poussé vers la réalisation ? En bref, comment en es-tu arrivé là ?

Yann Danh : Tout môme mon grand frère me trainait aux avant-premières Starfix et à côté il y avait les vidéo-clubs et la VHS. C’était des moments magiques. Puis il y a eu ma rencontre avec les films de Leone et de Scorsese (en particulier Il était une fois en Amérique et Taxi Driver) et là c’était fini. L’envie n’a fait que grandir et j’ai enchainé les histoires d’amour avec plein de cinéastes (Coppola, De Palma, Ferrara, Carpenter, Boisset, Melville, Welles, Fincher…). J’étais contaminé.

American-Cinéma : Quelle était ton expérience dans la réalisation avant A Tout Prix ?

Yann Danh : Je tourne depuis que j’ai 12 ans. Je suis passé du format S-VHS au HI8,  à la DV … puis la pellicule  (16 et 35mm) avec « illumi-net » et « Facteur humain ». (2 courts « pro »).

Enfin j’ai commencé à travailler dans le vidéo clip alors qu’apparaissait la HD tout en continuant de développer des scripts de fiction.

American-Cinéma : En 2012 donc, tu frappes un grand coup dans le monde du court-métrage avec A Tout Prix, l’histoire de trois individus prenant en otage le dirigeant d’une société. Quelles ont été tes sources d’inspiration ?

Yann Danh : Mes inspirations vont d’Oliver Stone, en passant par Boisset, Fincher, le Ciné HK, Scorsese ou encore LEONE (on y revient) mais aussi le monde qui m’entoure et mes expériences personnelles… (je précise tout de même que je n’ai kidnappé personne 🙂 )

American-Cinéma : Ton court à une très forte connotation sociale. Est-ce important pour toi de lier la fiction à la réalité ?

Yann Danh : Je pense que les films sont le reflet d’une époque et le social fait parti de nos vies. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai un amour pour le film noir. Au delà des poncifs du genre, ça permet d’aborder l’humain. Donc ça n’est pas tant le social ou encore la politique qui m’importent mais les gens et comment ils se débattent dans leur époque, leur environnement. Y a que ça qui m’intéresse.

American-Cinéma : Tes trois preneurs d’otages sont affublés de masques d’animaux. Une façon pour toi de les déshumaniser ou simple choix artistique?

Yann Danh : C’est un choix artistique. Avec Philippe Gaulier (un de mes meilleurs amis qui est aussi un grand Concept Artist (https://www.imdb.com/name/nm2818299/) nous cherchions un masque qui pourrait être signifiant… J’ai proposé l’idée de masques d’animaux… Puis à travers nos échanges nous avons fini par arriver à cette idée : « On traite les gens comme du bétail… Comme des moutons… Et dans cette histoire, ils se rebellent! ». En plus on s’est rendu compte que c’était super flippant. Quant à l’aspect déshumanisé, j’ai justement voulu que leurs yeux restent visible pour éviter ça. Il était important que l’on garde l’humain derrière ce masque.

American-Cinéma : La conception d’un tel court-métrage ne doit pas être de tout repos. Quelle en a été sa genèse, sa conception et enfin sa carrière?

Yann Danh : En vérité, il y eu d’abord un projet de long métrage qui devait se faire avec une Prod en place… mais tout a capoté.  Donc j’ai juste gardé l’idée d’un kidnapping qui allait mal tourner et c’était parti. 

La prépa fut longue et laborieuse. Quand tu n’as pas l’argent tout prend encore plus de temps et tu dois tout faire par toi même. Heureusement j’avais mon grand frère qui m’a beaucoup aidé (c’est lui qui a trouvé le décor principal : La Grande Maison). Donc fin 2010 on fonce et je mets sur la table toutes mes économies pour faire A TOUT PRIX

La post prod va me prendre 1 and 1/2. Comme je le disais au début, quand tu n’as pas l’argent, tout prend du temps. Mais heureusement je rencontre plein de gens formidables au début, au milieu et à la fin de cette aventure incroyable. Je ne les remercierais jamais assez d’avoir été là!

On a sorti le film le 6 mai 2012 en le projetant au Max Linder. De là tout est allé très vite : des critiques enthousiastes, des articles, des interviews, des sélections et puis des prix dans des festivals.  C’est d’ailleurs durant le Short Film Corner de Cannes que le film s’est fait remarquer par WTF (société de Distribution) qui l’a vendu à Anthony Zuiker (créateur et prod de la série LES EXPERTS Aka CSI * ) qui a adoré.

Puis Marcus Nispel (Massacre à la Tronçonneuse) a vu mon film (que j’ai pu lui envoyer grâce aux réseaux sociaux) et l’a passé à des Managers Américains qui ont flashé dessus. Je suis donc parti à Los Angeles enchainer des rendez-vous pendant 10 jours puis on a commencé à me proposer des projets en parallèle du développement d’IMPLACABLE.

C’est une aventure incroyable. Voilà 8 ans qu’A TOUT PRIX est sorti et il continue d’être découvert. D’ailleurs l’excellent éditeur The Ecstasy Of films va le sortir en Blu-ray « collector » d’ici la fin de l’année.  J’ai vraiment beaucoup de chance.

American-Cinéma : L’idée de réaliser un long-métrage était pour toi une évidence après A Tout Prix ?

Yann Danh : Le Court n’a jamais été qu’une façon d’apprendre mon métier : Raconter une histoire, gérer une équipe… Et en bout de course montrer à des producteurs ce que j’étais capable de faire. Donc pour moi le Court c’est autant une école qu’une carte de visite.

American-Cinéma : Venons-en maintenant à Implacable. Comment le projet est-il né ?

Yann Danh : Metaluna production est venu me voir suite à la découverte d’A TOUT PRIX et m’a fait signer un contrat de Développement pour IMPLACABLE. A commencé une longue phase d’écriture car la prod voulait que l’on ait un une star en tête d’affiche. Pour nous, c’était évident que notre seule arme serait ce script.

American-Cinéma : Je crois savoir que des forces obscurs se sont mises à plusieurs reprises en travers de ton chemin. Peux-tu y revenir pour nous ?

Yann Danh : Faire un film est un périple compliqué pour tout le monde. Fin 2015 tout allait pour le mieux, on avait un cast d’enfer (Auteuil, Russo, Neuvic et tant d’autres…) , Gaumont était chaud comme la braise… et puis boum! Les attentats du Bataclan. Après quoi on est passé de l’autre côté de la montagne… Et ça s’est pas mal crispé dans l’industrie. On a fini, avec Christophe Foltzer (co scénariste du film), par mettre le film de côté en attendant que ça se calme un peu.

American-Cinéma : A ce jour, où en est ce projet ? Il semblerait que la mise en ligne d’une affiche du film avec en tête d’affiche Daniel Auteuil ait mis la Toile en émoi…

Yann Danh : J’étais en train de travailler sur un film  intitulé Winner(S) pour Lacmé Studios (Société de Production de Jean Luc Herbulot & Pamela Diop) quand je suis retombé sur cette affiche que m’avait offert un ami. Je me suis dit : « Putain elle était trop cool. Fuck it. Je la partage ! » Et je n’imaginais pas ce qui allait suivre…

American-Cinéma : Internet et les réseaux sociaux sont des médias incontournables désormais. Est-ce pour toi une « arme » nécessaire de nos jours?

Yann Danh : Bien sûr. Grâce à cette expérience, j’ai clairement compris qu’un mur est tombé. Les films sont fait pour le public et il grand est temps de réinventer notre façon de partager notre travail avec eux. Il me parait nécessaire, pour ne pas dire vital, que le cinéma (comme d’autres industries) apprennent à mieux se servir d’internet pour échanger de façon plus direct (avant, pendant et après la fabrication des œuvres). Je pense qu’on est au tout début d’une véritable révolution et je trouve ça très excitant.

American-Cinéma : Quelle est ta position face aux difficultés que rencontre le support physique ?

Yann Danh : Je suis un gros consommateur de dvd, de blu-ray et je possède une grosse collection. J’ai beau adorer les plateformes etc… mon rapport au « physique » reste primordial. C’est comme les livres. J’aime trop regarder mes jaquettes, savoir que tous ces films sont là et dispo (ce qui n’est pas le cas sur les plateformes qui « louent » les films pour une durée limitée). C’est d’ailleurs pourquoi, j’ai acheté le blu-ray de certains grand films que j’ai découvert sur Netflix : ROMA ou MARRIAGE STORY (et je vais sauter sur THE IRISHMAN de Scorsese dès qu’il va sortir à la fin de l’année).

Mais je reste optimiste. Je pense que tout ceci n’est qu’une transition, un changement de paradigme. Je ne dis pas que l’âge d’or du support va revenir, je pense juste qu’il ne va pas disparaitre. On assiste bien à un regain pour le vinyle ?

American-Cinema : Es-tu autorisé à nous révéler le contenu de l’édition Ecstasy of Films qui sortira mi-novembre?

Yann Danh : Il y aura donc le film dans une superbe copie. (Nouvelle compression en partant du Master), le Mix 5.1 qui est LE VRAI SON du film (Il y aura également le Mix 2.0 à dispo), un commentaire Audio de ma pomme, le doc A TOUT PRIX Démasqués de 2013, un long entretien inédit tourné en 2019 de plus de 35 minutes avec Sandy Gillet (Digital Ciné), ainsi que… Oh et puis non, je m’arrête là! Mais je peux te dire que le blu-ray va déborder de bonus. Je crois qu’il n y aura jamais eu une telle édition pour un court-métrage. J’ai beaucoup de chance. Merci encore à Christophe Cosyns (The Ecstasy of Films).

American-Cinéma : Peux-tu nous donner les grandes lignes du script d’Implacable?

Yann Danh : Bien sur! Fidel, un sexagénaire au passé trouble, et Ben, une petite frappe qu’il emploie pour finir les travaux de sa future maison, se retrouvent plongés au coeur d’une sale affaire. Pris au piège et pourchassés par de dangereux mercenaires, ils n’ont pas d’autre choix que de s’allier pour survivre.

American-Cinéma : Tout un programme! Avant de te libérer, une petite série de questions en phase avec le thème de ce site. Si je te dis film noir, tu me réponds?

Yann Danh : Un film? Un Plan Simple de Sam Raimi parce que ça me permet d’éviter les classiques que l’on connait tous… Parce qu’on n’en parle pas assez et que c’est le meilleur film de Sam Raimi. Un acteur? Humphrey Bogart parce qu’il est l’incarnation du trouble, de l’ambiguïté propre au film noir. Une actrice? Linda Fiorentino. Parce que j’adore Last Seduction de John Dahl qui vient de sortir dans une très belle édition chez Elephant Films, parce qu’elle l’un des dernières incarnations moderne de la femme fatale… et Parce que Linda Fiorentino manque au Cinéma.

American-Cinéma : Merci à toi pour cet entretien. Je souhaite que tu puisses mener à bien tes projets. Tu seras toujours le bienvenu ici. Bon vent!

***

Quand on cite Yann Danh dans le monde du court-métrage, le premier titre qui vient à l’esprit d’une grande majorité de cinéphiles est A Tout Prix.

A Tout Prix (At All Costs)

Synopsis :

Trois anciens employés d’une entreprise délocalisée kidnappent leur ex-patron et demandent une forte somme d’argent en échange de sa libération. Mais rien ne se passera comme prévu et les masques finiront par tomber.

Critique :

Voici donc le court dont tout le monde parle. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la réputation de ce dernier est tout sauf usurpée.

15 minutes. En seulement 15 minutes, Yann Danh réussit là où d’autres, avec plus de moyens, se vautrent dans les grandes largeurs. Chez lui tout est à l’économie. Le superflu est balayé d’un revers de main pour ne garder que l’essentiel. En quelques plans étudiés et peu de lignes de dialogues, le décor est planté, les motivations de chacun explicites. Sans trop en révéler, cette efficacité permet au réalisateur de rebondir après l’inévitable gunfight qui aurait servi de point d’orgue à d’autres. Et d’atteindre ainsi une dimension sociale aussi inattendue que bienvenue. Le montage loin de sur-découper l’action la rend au contraire bien plus fluide et autorise Danh à sortir quelques instants du huis-clos où il a reclus ses protagonistes pour s’intéresser aux propos agressifs d’un sénateur hautain invité d’une chaîne télé. Loin de ralentir l’action, ces intermèdes participent et font même avancer l’intrigue.

L’interprétation est heureusement au diapason d’une réalisation inspirée. Franck Sarrabas, Pascal Henault (Un Prophète) et Simon Frenay (L’Armée du Crime) sont parfaits mais surtout complémentaires. Ils forment un trio parfaitement équilibré entre peur et détermination. Dans la peau du sénateur, Marc Duret (Le Grand Bleu, Nikita) qu’il est toujours aussi agréable de croiser. En très peu de temps de présence à l’écran, il parvient à rendre son personnage détestable.

Fiche technique :

  • Réalisation : Yann Danh
  • Scénario : Mahi Bena, Yann Danh
  • Photographie : Vincent Vieillard-Baron
  • Montage : Louis Pesnot, Yann Danh
  • Musique : Anthony D’Amario
  • Pays : France
  • Genre : Thriller
  • Durée : 15 mn 21

A Tout Prix a sa propre page Facebook par ici.

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La cinéphilie est une affaire de curiosité. C’est cette même curiosité qui vous fait avancer dans votre passion, vous fait découvrir des œuvres aussi différentes les unes que les autres et vous permet de rencontrer des gens passionnants. On ne va pas se mentir. J’ai aimé A Tout Prix. Vraiment. J’ai trouvé les acteurs très bons également. Alors j’ai poussé plus avant. De message en message, j’ai eu la chance de pouvoir échanger quelques mots avec Franck Sarrabas, le chef des preneurs d’otages.

American-Cinéma : Bonjour Franck et bienvenu sur le site American-Cinéma. Une première question qui me brûle les lèvres, comment t’es tu retrouvé au casting du court-métrage A Tout Prix?

Franck Sarrabas : Je travaille avec Yann depuis ses tous débuts. On s’est rencontré très jeune, il est mon frère ( pourquoi j’entends la musique de l’Empire contre attaque? ). J’ai lu un premier jet du script en 2009. D’entrée c’est devenu un projet passion, et on a beaucoup échangé dessus. Yann m’a alors proposé le rôle de Josh (le personnage de Pascal Henault dans le film) Le personnage que je joue finalement devait être interprété par un acteur qui n’a pas continué l’aventure.

American-Cinéma : Comment présenterais-tu ton personnage dans A Tout Prix?

Franck Sarrabas : C’est un pur produit du système capitaliste, l’individualiste ultime, un malin, extrêmement arrogant. On arrive à la partie spoiler : Dans A tout prix on le voit par moment très affecté, et pour moi si il en joue, c’est une part de lui qu’il veut nier. C’est quelqu’un à mes yeux qui a choisi de ne plus avoir aucune morale, et d’étouffer sa part d’humanité. Il se croit plus fort qu’il n’est. C’est pas visible dans le film, mais je me suis toujours imaginé que ca le rattrapera.

American-Cinéma : Comment se déroule ce genre de tournage?

Franck Sarrabas : Quand on a un film comme A TOUT PRIX, on se rappelle qu’on a la chance d’avoir une base exceptionnelle et on se concentre dessus déjà. Ensuite, on se débrouille et on se bat avec ses limites. A TOUT PRIX c’est le genre de film ou il y a peu d’argent et de moyens alors qu’il y a un projet très ambitieux à tous niveaux. Alors, Il s’agit d’être astucieux, créatif et prêt à tout. Tout n’arrive jamais exactement comme on le pensait de toute façon (et peu de choses se sont passés comme on le voulait ahaha! Quand bien même l’adn du film est bien intacte, on a tenu notre ligne). Donc, il faut s’adapter. Mais pour cela, en amont, il faut vraiment savoir ce qu’on veut (ce qui est le cas de Yann) et travailler un max afin d’être prêt à toutes les éventualités. Pour cela, on a besoin d’une équipe soudée et convaincue aussi. En l’occurence Yann, comme d’habitude, a réussi à réunir des gens très talentueux. On ne le répétera jamais assez mais un film ne se fait pas seul. Même si ca a ses complications, c’est un des plaisirs aussi. Un film c’est une aventure humaine partagée. Le fruit d’une coopération de gens parfois très différents. Ce que je trouve beau pour ma part. Malheureusement, tout le monde ne part pas avec cet avis. De toute façon, on aimera pas toujours tout le monde, follement, c’est la vie. Donc, pour que ça se passe le mieux possible, l’écoute et le respect, la compréhension de l’autre sont essentiels.

American-Cinéma : Qu’as-tu retiré de cette expérience?

Franck Sarrabas : J’en ai retiré qu’aussi perfectionniste et impliqué qu’on soit, il faut se donner à 100%, on doit accepter à un moment de lâcher le résultat. Accepter ses limites (du moment ) encore une fois rien ne se passe comme on le veut exactement. Puis, on a pas le choix de toutes les façons. On est pas seul, il y a de deadlines, et au final, on est pas le juge. Et puis, accessoirement, ça évite qu’on finisse cinglé. : D

American-Cinéma : Quelle est ton actualité actuellement?

Franck Sarrabas : J’ai du lâcher l’acting, et l’artistique en 2017. J’y suis revenu il y a quelques mois. Donc, je travaille beaucoup, je suis en plein entrainement. J’ai quelques projets extrêmement intéressants dont je ne préfère pas parler pour le moment. Ce métier est incertain, et pour ma part j’ai appris que rien n’est fait tant qu’on n’y est pas. Il y a quand même un projet dont je peux parler brièvement, car il m’appartient à 200%. J’écris, et je développe un scénario. La encore, on ne peut pas garantir qu’il se fera, mais ce qui est sur c’est que je ferais tout pour. Je suis particulièrement excité par ce que je suis en train de faire et le meilleur moteur est l’enthousiasme.

American-Cinéma : Avant de te libérer, une petite série de questions en phase avec le thème de ce site. Si je te dis film noir, tu me réponds?

Franck Sarrabas : Un film noir? Seven. Je l’ai revu il y a peu, ça reste un chef d’œuvre à mes yeux. Un film séduisant au premier abord, pour mieux nous plonger dans le sordide, et le côté noir de l’âme humaine. J’adore que le film nous mette en face du pire, de ce qu’on ne veut pas voir parfois. C’est un film que je trouve profondément glaçant et triste, mais essentiel. Un acteur? Je ne vais pas faire dans l’original, Al Pacino. C’est l’acteur modèle à mes yeux. Un passionné, passionnant y compris dans les films noirs et il en a pas mal à son actif que j’adore entre Serpico (même si l’on pourrait discuter du fait que ce titre appartient ou non au genre noir), L’impasse, ou Heat et bien d’autres. Une actrice? Lauren Bacall. Juste fascinante. Une femme « forte » une féminité absolue, une personnalité singulière et magnétique.

American-Cinéma : Merci à toi Franck d’avoir pris sur ton temps pour répondre à mes questions. N’hésite surtout pas à nous donner des nouvelles de tes projets. Je te souhaite le meilleur.

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Implacable

Au regard de la qualité des courts-métrages de Yann Danh, il est à espérer qu’il puisse, enfin, mener à bien son projet de long métrage. Implacable mérite amplement de voir le jour.

Implacable a sa propre page Facebook par ici.

Voici quelques visuels, histoire de vous mettre l’eau à la bouche.

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