Le Destin est au Tournant (Drive a Crooked Road)

Le Destin est au Tournant (Drive a Crooked Road)

Synopsis : Eddie Shannon, mécanicien et pilote automobile, tombe sous le charme de la belle Barbara Mathews. Mais cette dernière est la femme d’un truand, Steve Norris, qui projette de braquer une banque et a besoin d’un chauffeur.

Critique : Le Destin est au Tournant est le second film réalisé par Richard Quine en 1954. Pour ce faire, il s’est entouré de la même équipe que pour Du Plomb pour l’Inspecteur. Au casting, nous retrouvons Mickey Rooney qui possède déjà une filmographie importante (Le Petit Lord de Fauntleroy, Peter et Elliot le Dragon, L’Etalon Noir…), Dianne Foster (L’Homme du Kentucky, Les Frères Rico…) et Kevin McCarthy (L’Aventure Intérieure, La Quatrième Dimension…). Le scénario est encore une fois signé Blake Edwards d’après un roman de James Benson Nablo, The Wheel Man.

Le film est construit en quatre « tableaux » principaux. Le premier s’attache à nous présenter le personnage de Eddie Shannon. Pilote de course automobile et mécanicien dans un garage, c’est un homme solitaire qui ne vit que pour son métier. Il rêve en secret de partir en Europe pour participer aux plus grandes courses. Intimidé par les femmes, il est très mal à l’aise en leur présence, ce qui lui vaut les railleries de ses collègues. Entre alors en scène Barbara Mathews qui jette son dévolu sur Eddie. Elle flirte avec lui ouvertement, le flattant et s’intéressant à ce qui le passionne. Peu habitué à ce genre de comportement, Il tombe dans les bras de la belle d’autant plus qu’elle lui fait rencontrer des gens qu’il n’avait jusque là pas l’habitude de rencontrer. C’est à ce moment-là que le deal lui est proposé et qu’il accepte, plus ou moins contraint sentant que Barbara lui échapperait en cas de refus. C’est que cette dernière a bien travaillé puisque Eddie est tombé follement amoureux d’elle et qu’il est persuadé que c’est réciproque. Ce qui n’est évidemment pas le cas. Loin d’être d’une femme fatale sans état d’âme, Barbara sent qu’elle fait du mal à sa cible et est  rongé par le remord. Les deux dernières scènes sont occupées par le braquage dont on ne verra rien suivi de la fuite en voiture (le point d’orgue du film) et d’un final tragique et hautement romantique.

On l’aura compris, le scénario du film est d’une simplicité et d’une linéarité sans faille ne laissant pas de place à la moindre surprise. L’intérêt du spectateur se porte alors plus sur cette histoire d’amour vécue de manière différente par les deux personnages. Dans le cas d’Eddie, il s’agit d’une vraie histoire d’amour naissante basée sur la pureté des sentiments alors que pour Barbara, il ne s’agit que de manipulation. Mais cette dernière est aussi, en quelque sorte, victime de son amant qui se sert d’elle pour arriver à ses fins. La musique, très belle au demeurant, souligne le côté mélodramatique de leur histoire.

Mickey Rooney incarne avec retenue cette proie idéale (fait de solitude, de petite taille et de cette cicatrice qui lui barre le fond) face à une Dianne Foster parfaite en vamp manipulatrice mais tellement humaine.

Doté d’un budget modeste et d’un scénario simple, Le Destin est au Tournant jouit de la réalisation efficace et directe de Richard Quine.

Edition dvd :

Encore une fois, Sidonis Calysta nous gratifie d’une belle copie sans problème majeur. Les pistes sonores sont claires et parfaitement audibles.

En bonus, les présentations de Patrick Brion et François Guérif.

Le film est disponible en dvd ici

Fiche Technique :

  • Réalisation : Richard Quine
  • Scénario : Blake Edwards
  • Montage : Jerome Thoms
  • Musique : George Duning
  • Pays d’origine : Etats-Unis
  • Genre : Film Noir
  • Durée : 79 mn

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