Les Sept Voleurs (Seven Thieves)

Les Sept Voleurs (Seven Thieves)

Synopsis : Théo Wilkins (Edward G. Robinson) demande à Paul Mason (Rod Steiger) de participer à ce qui sera son dernier gros coups, le casse d’un casino à Monte Carlo. Le gang, composé de sept individus, prépare méticuleusement son projet avant de passer à l’action…

Critique : 1960. Sydney Boehm est chargé par la Twentieth Century Fox d’adapter pour le cinéma le roman de Max Catto, The Lions and the Kill. La réalisation est confiée à Henry Hathaway ayant déjà œuvré dans le Noir avec des titres comme L’Impasse Tragique (1946), Appelez Nord 777 (1948) ou A 23 Pas du Mystère (1956). On retrouve en têtes d’affiche Edward G. Robinson (Assurance sur la Mort, Key Largo, La Maison des Etrangers…), Rod Steiger qui jouit d’une certaine notoriété à Hollywood (Plus Dure Sera la Chute, Dans la Chaleur de la Nuit…) et Joan Collins (La Fille sur la Balançoire, La Terre des Pharaons…).

Comme tout bon « Caper film » (film de casse), Les Sept Voleurs respecte la règle immuable au genre qui veut que l’œuvre soit divisée en trois parties distinctes : La préparation, la réalisation du casse et enfin ses conséquences.

  • La préparation du casse : Cette partie est divisée elle-même en deux sous-parties. La première, empreinte de nostalgie, met en scène la relation très forte existante entre les personnages de Robinson et de Steiger. Robinson apparaît en vieil homme usé désirant faire un dernier gros coups avant de se retirer des affaires mais craint d’être mis à l’écart par les autres membres de l’équipe quand Steiger, poussé par de forts sentiments pour son interlocuteur, finit par accepter la mission qui lui est proposée. La seconde partie est occupée par la prise en main du groupe par un Rod Steiger intransigeant avec ses complices mais également sensible aux charmes de Joan Collins ainsi qu’à la préparation du casse (repérage, répétition, préparation du matériel…). Cette partie permet aussi à chaque personnages d’exister et d’affirmer son caractère grâce à des dialogues de qualité, mention spéciale à Eli Wallach dans un de ses tout premier rôle et déjà immédiatement identifiable par son jeu d’acteur. C’est aussi dans cette partie du film que l’on assiste, subjugués, aux déhanchements de Joan Collins sur un morceau de saxophone de ce même Wallach.
  • La réalisation du casse : Là encore, nous sommes en terrain connu. Le plan se déroule sans accroc particulier jusqu’au moment où les choses sérieuses commencent. Les péripéties s’enchaînent à un rythme régulier sans que l’on ne tremble pour nos experts du cambriolage. L’intérêt est ailleurs. Il se situe dans la mise en exergue du vrai caractère de chaque protagoniste. Eli Wallach, si sûr de lui dans sa chambre, hésite à passer à l’acte dans le feu de l’action. Tout comme le jeune perceur de coffre qui joue au dur mais se retrouve paralysé lorsqu’il est confronté au vertige sur la corniche du casino. La seule à tenir son rôle, si on met de côté Steiger et Robinson, tout deux professionnels, c’est Joan Collins, capable de tenir tête au détective du casino ou remettre à sa place un complice prêt à lâcher prise.
  • Les conséquences du casse : A dessein, je ne m’étendrais pas sur cette partie afin de laisser la surprise aux futurs spectateurs. La seule chose que je puisse dire, c’est que le final est relativement poignant accompagné d’un joli twist final plein d’optimisme.

Une mise en scène tout en douceur agrémentée d’un sublime CinemaScope, une interprétation de qualité, des décors de toute beauté et une ambiance tout en nostalgie font de Les Sept Voleurs un classique instantané du film de casse.

Edition dvd :

Encore une très belle édition signée Sidonis Calysta avec une image parfaite qui restitue à merveille un noir et blanc très doux et une VO claire et puissante, sans souffle.

En guise de bonus, nous retrouvons un documentaire intitulé « Les Films Noirs », des présentations de Patrick Brion et de François Guérif ainsi qu’une bande-annonce.

Les Sept Voleurs est disponible à l’unité ici

Fiche Technique :

  • Réalisation : Henry Hathaway
  • Scénario : Sydney Boehm
  • Montage : Dorothy Spencer
  • Musique : Dominic Frontier
  • Pays d’origine : Etats-Unis
  • Format : Noir et blanc
  • Genre : Film Noir
  • Durée : 100 mn

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