Qui veut la Peau de Roger Rabbit? (Who Framed Roger Rabbit?)

Qui veut la Peau de Roger Rabbit? (Who Framed Roger Rabbit?)

Synopsis : Los Angeles, 1947. Eddy Valiant est un détective privé désabusé et sans le sou. Spécialisé dans le monde du show Business, il est chargé par un producteur de cinéma d’enquêter sur une possible aventure extra-conjugale de la femme d’une star des toons, Roger Rabbit. Dans le même temps, une société rachète les compagnies de transport en commun de la ville dans un but inavouable.

Critique : 1988. Robert Zemeckis adapte le roman de Gary K.Wolf, Who Censored Roger Rabbit? et réussit la gageure 33 ans après Mary Poppins de mélanger prises de vue réelles et dessins animés. A la production, on retrouve une équipe de choc au sein de laquelle on retrouve Steven Spielberg, Frank Marshall et Kathleen Kennedy à qui l’on doit les Indiana Jones et autres Gremlins. C’est dire s’il y a du métier et que le résultat ne peut être qu’à la hauteur des attentes du spectateur.

Mais que vient faire ce film sur un blog consacré aux Films Noirs? Eh bien, il y a sa place en tant que premier film issu de ce genre à faire voir à un enfant.

En effet, nous retrouvons dans Qui veut la Peau de Roger Rabbit? tous les ingrédients qui font le Film Noir. Le héros, détective privé brutal, porté sur la boisson, sans argent et qui vit avec le souvenir de son frère assassiné peut renvoyer à ceux interprétés par Glenn Ford, Robert Mitchum ou Dana Andrews. Roger Rabbit, accusé de meurtre mais innocent, pourchassé par la Justice, trouverait sa place sans difficulté dans les films d’Alfred Hitchcock comme Les 39 Marches, Le Faux Coupable ou La Mort aux Trousses. Jessica Rabbit, la femme fatale par excellence, aux courbes généreuses et qui fait perdre la tête de tous les hommes aurait pu être jouée par Rita Hayworth ou Gene Tierney. Le méchant (Christopher Lloyd), bien sous tout rapport, mais sadique, flanqué d’hommes de main sans pitié. Sans parler des lieux que côtoient les protagonistes: le bar mal famé, la boîte de nuit, les entrepôts…

Alors bien sûr, tout est traité de façon légère, comme dans une comédie. Roger Rabbit est irrésistible et son duo avec Bob Hoskins fonctionne parfaitement, les péripéties s’enchaînent au rythme des nombreux gags visuellement bluffants. Il n’empêche que le scénario emprunte au Film Noir jusque dans sa façon de faire se rejoindre les différents pendants de l’histoire. La seule différence réside dans le happy end de circonstance. Le détective vengera son frère et soignera sa phobie des toons, Roger Rabbit retrouvera sa belle et le pays des toons sauvé.

Il y a quelques jours, Robert Zemeckis révélait qu’il existait un script pour une suite au film détenu par Disney mais qu’il était plus que probable qu’il n’entrait pas dans les plans de production de la célèbre souris qui semble préférer nous assommer à coups de Jedi et de super-héros…

Film Noir déguisé en comédie ou comédie ayant revêtu les atours du Film Noir, Qui Veut la Peau de Roger Rabbit? permet aux plus jeunes de faire connaissance avec le genre précurseur du polar tout en passant un très bon moment.

Fiche Technique :

  • Réalisation : Robert Zemeckis
  • Scénario : Jeffrey Price et Peter S. Seaman
  • Montage : Arthur Schmidt
  • Musique : Alan Silvestri
  • Pays d’origine : Etats-Unis
  • Format : Couleur
  • Durée : 103 mn

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :