Vincent Vieillard-Baron, directeur de la photographie

Vincent Vieillard-Baron, directeur de la photographie

S’il est bien un métier dans le monde du cinéma qui reste obscur pour la plupart des gens, c’est bien celui de directeur de la photographie. Pour nous apporter un réel éclairage sur cette profession, Vincent Vieillard-Baron a accepté notre invitation et s’est prêté avec grâce au jeu des questions / réponses avec beaucoup d’abnégation.

American-Cinéma : Bienvenue à tous pour ce nouvel entretien dématérialisé sur le site. J’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui Vincent Vieillard-Baron, directeur de la photographie. Horsehead, The Borderland, Hostile, A Tout Prix… autant de titres qui font dresser l’oreille de l’amateur de cinéma de genre hexagonal et sur lesquels a bossé le bonhomme.

American-Cinéma : Bonjour, Vincent. Pour commencer, comment est né ta passion pour le cinéma?

Vincent Vieillard-Baron : Quand j’étais enfant, avec ma sœur et mon frère, regarder la télévision nous était interdit par nos parents. Mon père s’employait à m’intéresser aux sciences, et ma mère à la création. Alors pour m’occuper, vers l’âge de 5 ans ils m’ont inscrit à des cours de théâtre et de musique ; et c’est là que j’ai pu développer et cadrer mon imagination. Avec ma sœur et mon frère, on écrivait des histoires pour les jouer avec des marionnettes devant mes parents et j’ai appris qu’écrire des histoires sur du papier m’apportaient beaucoup de satisfaction alors qu’à l’époque, écrire était lié pour moi à une notion d’obligation, quelque chose de fastidieux.

Les rares fois où je pouvais regarder la télévision c’était à côté de ma grande sœur, devant des films Disney. Rien que de voir des choses se mouvoir dans un cadre défini pour raconter une histoire me fascinait, je trouvais cela magique, même si je ne comprenais pas pourquoi ils n’arrêtaient pas de chanter et de danser tout le temps, alors que dans les films que regardaient mes parents (que j’arrivais à entrapercevoir en début de soirée) ils ne faisaient pas ça et ça m’avait l’air plus intéressant.

La première fois que je suis allé au cinéma j’avais 8 ans, c’était grâce à un copain de classe dont sa mère avait proposé à la mienne de nous emmener au cinéma un mercredi après midi. J’ai sauté sur l’occasion ! J’allais enfin voir un vrai film sur grand écran dans une salle obscure, comme un grand .J’étais tellement excité que je n’ai même pas demandé quel film on allait voir, pour moi j’allais au cinéma et tout était bien là-bas ! Je me suis retrouvé devant Aladdin de Disney… Je ne m’attendais pas à voir un dessin animé diffusé au cinéma. Finalement j’ai été subjugué et je me rappelle encore du moment où Aladdin amène Jasmine chez lui et qu’il ouvre le rideau de sa « fenêtre » pour découvrir le point de vue sur la ville d’Agrabah. J’ai été complètement saisi par la beauté de cette grande image et par la puissance émotionnelle que cela pouvait me transmettre. J’ai finalement adoré cette première expérience sur grand écran.

Je crois que le déclic, c’est lorsque j’ai vu Jurassic Park (S. Spielberg) et que je me suis dit ‘’moi aussi je veux faire , je veux fabriquer, raconter et donner vie à des choses qui n’existent pas !’’. C’est à ce moment précis, assis devant un cahier que j’ai commencé à écrire un scénario. L’histoire d’un homme envoyé dans l’espace qui se préparait à atterrir sur une planète. Une fois l’écriture de la séquence d’intro finie, tellement impatient de filmer, j’ai pris la caméra de mon père, vérifié qu’il y avait de la batterie et une cassette VHS dedans et je suis monté dans ma chambre. J’ai passé environ 2 minutes avant de me dire « Mais bordel, je fais comment pour filmer ça ? C’est impossible ! ». Et c’est là que je me suis réellement intéressé à découvrir la fabrication d’un film, et la seule chose que je savais à l’époque sur le cinéma c’était que je voulais en faire.

Enfant, je passais tous mes étés dans une maison perdue dans la campagne, sans TV, sans internet et sans mes potes, il fallait donc trouver des trucs à faire. Vers 12 ans j’ai pris la caméra VHS de mon père et j’ai réquisitionné mon frère, ma sœur, et j’ai réalisé mon premier petit film. C’était un docu-fiction fait avec les moyens du bord mais je m’appliquais à répondre aux codes définis par ce genre. Un générique de début, un plateau TV où la présentatrice (ma sœur) introduisait le sujet et lançait le documentaire, puis le documentaire, etc… Les sujets étaient toujours fantasmagoriques. Je ne me voyais pas filmer l’ordinaire.

Un peu plus tard j’ai commencé à réaliser des fictions très courtes, ancrées dans le visuel des Blockbusters américains, je collais des bandes de cartons noires en haut et en bas pour faire les barres scopes, je me fabriquais des travellings, je badigeonnais de beurre les bords de l’objectif de la caméra pour faire des effets flashbacks, bref je travaillais et réfléchissais à l’esthétique de l’image, à ce que j’avais envie de voir à l’écran.

Une fois arrivé en BTS audiovisuel dans l’optique de devenir réalisateur, j’ai découvert le métier de directeur de la photographie qui mêle les matières scientifiques (physique de l’optique, maths appliqués – choses que je maitrisais de par mon enseignement) aux techniques de prises de vues. C’était clair pour moi, j’étais plus attaché à la fabrication d’images qu’à l’histoire en elle même (même si part la suite cela a changé), j’ai donc oublié mon idée de devenir réalisateur pour me tourner vers la direction de la photographie.

American-Cinéma : Quels sont les films qui ont bercé ton enfance ?

Vincent Vieillard-Baron : Une fois que j’ai pu regarder autre chose que des dessins animés, j’ai découvert plein de films. Je me rappelle entre autres de films comme E.T. , les Indiana Jones, Speed, Le Cercle des Poètes Disparus, Titanic, Forrest Gump, Le Cinquième Elément qui m’ont apportés beaucoup d’émotions diverses et qui assouvissaient mon imagination.

Je parlais de Jurassic Park comme déclic, mais mon film de chevet a longtemps été Saving Private Ryan, tellement riche techniquement à l’image et une palette d’émotions puissantes avec une grammaire cinématographique parfaitement maîtrisée. Et c’est encore plus tard au moment où j’étais libre de regarder ce que je voulais, que j’ai  pu découvrir des films comme Seven, Donnie Darko, Fight Club, Alien et pleins d’autres !

American-Cinéma : A partir de quand as-tu su que tu voulais travailler dans le milieu du cinéma?

Vincent Vieillard-Baron : Petit j’avais fait 15 ans de théâtre, et je jouais déjà avec une caméra, mais la notion de « travail » comme une activité pour gagner de l’argent était associée à des devoirs qui n’étaient pas liés au plaisir. Mon éducation m’apprenait qu’il fallait bien travailler à l’école pour avoir un métier qui te ramène assez d’argent afin d’ avoir du temps pour te consacrer à tes passions. Je ne voyais pas la création comme un métier.

C’est assez tard, au moment où j’ai trouvé assez de courage pour dire à mes parents mon envie de travailler dans le cinéma (ceci dit ils s’en doutaient bien, au vu de mon parcours) que j’ai commencé à vraiment entrevoir cette voie mais sans trop y croire… puisque j’étais conditionné à faire Maths Sup’ Maths Spé après mon Bac S, pour intégrer les écoles d’ingénieurs. C’est au moment de choisir les écoles post bac qu’à ma grande surprise mes parents m’ont demandés si je voulais vraiment travailler dans l’audiovisuel. Et c’est comme ça que j’ai pu intégrer un BTS audiovisuel, et que j’ai commencé à vraiment y croire.

American-Cinéma : Quel a été ton parcours professionnel et comment en es-tu devenu directeur de la photographie?

Vincent Vieillard-Baron : Une fois mon BTS en poche, j’ai cherché à faire des stages sur les tournages pour intégrer une équipe caméra. Le parcours classique :  c’est de commencer stagiaire image, pour ensuite devenir assistant vidéo, avant d’arriver 2ème puis 1er assistant caméra, pour finir opérateur puis directeur de la photographie. Mais je suis sorti de BTS l’année où on ne pouvait plus faire de conventions de stage une fois que tu as ton diplôme et donc je n’ai pas pu en faire.

Alors que je n’avais aucun contact, pas accès à la première marche de ce « long escalier » qui mène à la direction photo, il fallait que je trouve encore une fois de quoi m’occuper en attendant de voir une porte s’ouvrir.

J’ai donc commencé à bosser dans une boite de prod qui faisait des films institutionnels. La productrice et le réalisateur étaient très cools et m’ont laissé toucher à tout. Je faisais les prises de vues, le son, les lumières, et je finissais par le montage et le mixage. Cela m’a permis de découvrir un peu tous les postes et les contraintes que rencontrent chaque corps de métier. C’était très loin de la fiction mais en parallèle je continuais à tourner des court-métrages en tant que directeur photo , avec un ami qui avait monté sa boite de prod. Je trainais pas mal aussi sur les forums et avec les images que j’avais, je m’étais bricolé une petite bande démo et c’est comme ça que j’ai rencontré Yann DANH, réalisateur qui m’a beaucoup appris et par la suite est devenu un ami. C’était la première fois que quelqu’un que je ne connaissais pas, allait me faire confiance pour tourner une fiction ayant beaucoup d’ambition, il fallait donc être à la hauteur techniquement. On a donc tourné Le Clown, une bande annonce d’un film. C’était une expérience très enrichissante puisqu’on a dû tourner dans beaucoup de lieu avec à chaque fois une esthétique différente qui reflétait les ambiances de chaque scène.

Puis j’ai commencé à faire beaucoup de clips puis quelques pubs qui m’ont rapportés de quoi vivre, en gardant en parallèle les tournages de court-métrages qui m’apprenaient doucement le métier de directeur de la photographie. Il m’a fallu 6 ans de tournage avant de pouvoir me présenter comme directeur de la photographie. Ce n’est pas seulement un métier technique, c’est aussi un travail artistique pour amener du sensoriel à l’image, ce qui ne s’apprend pas dans les livres.

Et c’est en 2012 que j’ai pu travailler sur mon premier long métrage en tant que directeur photo.

American-Cinéma : Plus précisément, peux-tu nous expliquer ce qu’est exactement un directeur de la photographie, sa place sur un plateau ?

Vincent Vieillard-Baron : Pour moi un directeur de la photographie est avant tout quelqu’un qui à une forte connaissance sur les techniques de prises de vues. C’est le responsable de l’image d’un film. Il va décider des réglages caméra et aussi des projecteurs qu’il va utiliser pour éclairer la scène.

Il va beaucoup travailler avec le réalisateur pour connaître ses désirs, pour connaître sa vision du film, ce qu’il veut raconter et comment il veut le raconter. C’est un dialogue commun entre le réalisateur et  le directeur de la photo pour trouver des idées et la grammaire narrative du film. Le directeur de la photographie va intégrer tous ces paramètres pour traduire les désirs artistiques du réalisateur en notion technique.

Il va aussi être en étroite collaboration avec le chef-décorateur avec qui il va discuter des couleurs et des textures du décor, choisir au mieux l’emplacement des fenêtres qui permettront d’aider à l’éclairer, de la hauteur du plafond, etc… Il va aussi discuter avec les accessoiristes pour parler de tout ce qui risque de poser problème lors de la prise de vue (des lunettes avec des verres qui reflètent les lumières ou la caméra, ou des miroirs etc), les maquilleurs pour parler des brillances et des textures de peaux des comédiens ou des valeurs de cadre, il va aussi faire le même travail avec quasiment tous les chefs de poste : costumes, son, régie, etc… En fait, même s’il est le responsable de l’image, c’est l’expérience et le talent de chaque poste qu’il va filmer. Une jolie lumière ne sauvera pas un décor inadapté où évolue des comédiens qui transpirent dans des costumes dépareillés.

Moi qui était attaché au début à faire des images avec de jolies lumières et de beaux mouvements de caméra quel que soit le propos, aujourd’hui ce qui m’anime c’est d’accompagner le réalisateur dans sa manière de raconter l’histoire au travers du travail sur l’image. Quand on me parle de travelling, de grue, de clair obscur, je demande d’abord au réalisateur ce qu’il veut raconter, dans quel état se trouve les personnages et à quel moment du film la séquence se passe, pour trouver la manière la plus logique et naturelle de travailler l’image.

American-Cinéma : Comment es-tu arrivé sur des films comme Horsehead, The Borderland, Hostile et même Attrition avec Steven Seagal ?

Vincent Vieillard-Baron : Je faisais donc énormément de courts-métrages ce qui m’a amené à rencontrer beaucoup de réalisateurs. Mon premier long métrage ce fut Horsehead de Romain BASSET. J’avais déjà bossé avec Romain sur 3 ou 4 courts-métrages et là il se lançait dans l’aventure du long-métrage sans grand moyen financier avec Starfix en prod. Je l’ai bien sûr accompagné car il faisait parti des réalisateurs qui poussaient les gens à sortir de leur zone de confort et à tester des choses. Romain voulait filmer l’héroïne de son histoire (Lilly-Fleur POINTEAU) qui se baladait dans ses cauchemars, de nuit, dans la rue avec un loup comme compagnon. Comment éclairer une ville de nuit sans le budget nécessaire ? Comment montrer à l’image la folie d’un personnage qui dort ? Trouver une esthétique visuelle différente entre la vie réelle et les cauchemars, puis commencer à mélanger ces visuels au fur et à mesure de l’intrigue pour perdre le spectateur comme le personnage qui se perd dans ces deux mondes ? C’est sur des expériences comme celles-ci qui je me rappelle ce moment dans ma chambre avec la caméra de mon père en train de me demander « bordel … comment on va faire ? » sauf que là y’a 60 personnes sur le set et il faut le faire, trouver les idées et que ça marche ! C’était ma première expérience de long métrage à la photo. Ce fut avant tout une aventure humaine où tout le monde cherchait à tirer le film vers le haut par sa passion, sa bienveillance et son engagement personnel. Un tournage très enrichissant qui a donné naissance à un film que j’affectionne beaucoup.

Juste avant le tournage de Horsehead, j’étais parti tourner un court-métrage à Hong-Kong, et c’est là que j’ai croisé Mathieu WESCHLER qui faisait des repérages pour son premier film. Il m’a raconté son projet, on a très vite sympathisé. On s’est rendu compte qu’on faisait des films pour les mêmes raisons. Quelques semaines après la première session de Horsehead je suis reparti en Chine retrouver Mathieu et on a tourné The Borderland. Un film d’action qui se passe à la frontière entre la Corée du Nord et la Chine. C’était mon premier film tourné à l’étranger et j’ai pu découvrir une autre dynamique. Là-bas tu gères 30 à 50 personnes dans ton équipe image et une fois que la machine de tournage est lancée il faut envoyer et déployer son équipe de manière à pouvoir répondre aux exigences du film. Le plus difficile dans les grosses machines comme ça c’est de réussir à s’isoler avec le réalisateur pour réfléchir tranquillement pendant le tournage alors que les prods, les assistants mise en scène viennent et se demandent pourquoi ça ne tourne pas et mettent la pression. On a toujours besoin de réfléchir pour ne pas perdre le fil et trouver des solutions pour raconter l’histoire sans dépasser l’économie du film et surtout sans perdre sa liberté (du moins celle du réalisateur).

J’ai ensuite rencontré Mathieu Turi pour son film Hostile. Il avait vu mon travail sur mes précédents films et on s’est rencontrés comme ça. Une fois encore c’était une belle rencontre. C’est un réalisateur qui prépare tout de manière très précise, qui s’imagine tout et ensuite essaie de trouver les solutions avec chacun pour rendre cela possible. C’est la première fois que je rencontrais un réalisateur pour un long-métrage qui avait storyboardé tout son film. Chaque travelling, chaque valeur de plan était couché sur le papier. Sur Hostile il fallait raconter l’histoire du personnage principal (Britanny Ashworth) dans un monde post apocalyptique et la faire résonner avec l’histoire de sa vie d’avant et les mettre en parallèle. La difficulté était de répondre à des défis techniques alors que nous sommes perdus au milieu du désert marocain. Comment faire un travelling latéral en plan large contre plongée alors qu’on filme un personnage qui rampe ? Comment partir d’un plan serré de la comédienne et faire un travelling arrière pour sortir du véhicule en passant par le pare-brise (alors qu’il est trop petit pour que la caméra puisse passer) et finir en plan large ? Ou partir d’un plan large intérieur véhicule en contre plongée puis s’avancer doucement vers le personnage puis enchainer avec un travelling circulaire autour du personnage pour finir sur un gros plan sans pouvoir mettre de machinerie dans le véhicule et sans Stead puisque il ne passe pas ? On n’avait pas le budget pour faire appel aux effets spéciaux à chacun de ces plans, il m’a alors fallu trouver des solutions qui marchent.

Tous ces films m’ont donnés beaucoup de connaissances supplémentaires et une certaine manière d’aborder les choses. Il faut pouvoir imaginer des solutions réalisables pour réussir à faire des choses qui semblent impossibles, et surtout garder l’idée de base du réalisateur car c’est avant tout son film.

Attrition est réalisé par Mathieu WESCHLER. Seagal l’avait appelé après avoir vu The Borderland et lui a proposé de faire le film. Là encore je retrouvais les grosses machines de tournage avec des techniciens très pointus. On avait la scripte de Brian De Palma et Guillermo Del Toro, les régleurs cascades de Matrix et Hunger Games, l’équipe des effets spéciaux plateaux (impact de balle, explosifs, etc …) qui avait fait les Rambo… c’était assez fascinant. Lionsgate voulait signer le grand retour de Seagal au cinéma. Ils avaient commencé la com’ et programmé sa sortie dans tous les USA. Mais Seagal a été rattrapé par son passé, en pleine affaire Weinstein, et Lionsgate a pris la décision de laisser tomber le film. Il est finalement sorti en DTV sans com’ dans l’anonymat… alors que le film est franchement bien !

American-Cinéma : Peux-tu nous parler de tes futurs projets ?

Vincent Vieillard-Baron : En ce moment je travaille sur la préparation de 3 films :

Un film de Félix LETOT qui réalise son 2ème film. Il s’agit d’un film qui met en scène deux personnages qui se rencontrent dans un monde dénué de vie et qui commencent à donner un sens à la vie. Un film qui se tourne au bord de la mer, très poétique et qui parle du genre humain à travers une performance de deux artistes issus de la scène internationale du Prato, mais je ne veux pas en dire d’avantage. Le tournage est en Juin, et en ce moment on travaille sur la charte esthétique du film et les repérages.

Un film de Yann DANH, qui va se tourner dans quelques mois. Un thriller sur fond de comédie noire. Une soirée retrouvailles entre amis qui va enfin dévoiler le visage de chaque personnage. Le film s’appelle WINNER($) et on commence les recherches sur la grammaire visuelle du film. Je suis très enthousiaste car Yann est un réalisateur génial avec qui j’ai adoré travailler et qui m’a beaucoup appris sur le métier et la manière d’aborder un film. Une chose est sûre c’est que ce sera une vraie expérience visuelle et émotionnelle.

Un film réalisé par Xavier MESME avec Didier MORVILLE. C’est un film sombre sur les rapports houleux entre un père et sa fille, sous fond mystique dans les entrailles de la Terre, mais je suis encore obligé de rester vague. C’est un film où les parts d’ombres des personnages vont se mêler aux cotés obscurs de l’image. On est en recherche sur l’esthétique du film et autour du découpage.

American-Cinéma : Pour finir, la question subsidiaire du site. Peux-tu nous citer un film noir ou un néo noir que tu affectionnes ainsi qu’un acteur et une actrice qui ont fait leur preuve dans le genre?

Vincent Vieillard-Baron : Je pense tout de suite à Seven, qui pour moi est un film que je peux voir et revoir sans m’en lasser. Le travail de Fincher et de Khondjy sont vraiment magnifiques à tous les égards. Brad Pitt est génial dedans et s’appuie sur le parfait Morgan Freeman. Quant à Kevin Spacey il est aussi solide que dans L.A. Confidential que j’adore aussi.

American-Cinéma : Merci à toi Vincent de nous avoir consacré autant de temps. Je te souhaite de mener à bien tout tes projets. N’hésite pas à revenir si le cœur t’en dit !

Pour visiter le site de Vincent Vieillard-Baron, rien de plus simple suivez le guide par ici.

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